À la découverte du monde

1 mai 2014

Cette histoire pourrait commencer par Il était une fois… C’est une histoire de courage, de persévérance, de passion, mais surtout, une grande histoire d’amour. Une histoire qui, une fois racontée, vous donnera envie de croire que tout est possible.

Deux étrangers en Tanzanie

Réunis par le réseau de voyageurs Couchsurfing, en Tanzanie, Maxime et Alizé n’ont pas eu besoin de dix ans pour comprendre qu’ils deviendraient des partenaires de voyage… et de vie.

C’est d’abord et avant tout le goût de l’aventure qui les a réunis et c’est d’ailleurs ce qui continue de les motiver chaque jour. « J’avais un rêve de tout vendre et de tout laisser tomber. Je voulais que ma vie se retrouve dans mon sac à dos, que ça fit dans mon backpack ».

Depuis 2010, ils parcourent le monde, assoiffés de savoir-faire locaux, tout en offrant leurs services de designer Web, photographe ou tout simplement en offrant de leur temps, en échange d’un toit et de trois repas par jour. « On alterne. Chacun choisit une destination une fois sur deux et essaie de ne pas proposer une destination que l’autre connaît déjà », raconte Maxime.

Que ce soit derrière un bar, dans un café, dans la rue en train de vendre des smoothies, sur une ferme, dans des hôtels à refaire leur site internet, sur une plage en train de faire des photos, ils trouvent toujours de quoi se faire un peu d’argent. « Au bout du compte, on diminue considérablement nos dépenses, surtout quand on fait de l’échange. Donc, de l’argent j’en ai besoin, mais pas autant que quand je vivais à Québec, par exemple », explique Maxime.

« On a toujours trouvé. Si on veut aller quelque part en particulier, on va trouver une solution pour s’y rendre. Dans la vie, si tu veux, tu peux. On a une incroyable chance de pouvoir voyager partout, de parler anglais, français et espagnol », mentionne Alizé, pour qui le Système D est quelque chose d’inné.

À la rencontre des gens

Entre la Grèce, Bruxelles, New York, Saint-Martin, la Jamaïque, Cuba, le Mexique, le Guatemala, le Nicaragua, le Honduras et le Costa Rica, un endroit les a marqués : la Norvège. « En tant que photographe, avoir le soleil de minuit pendant trois mois, c’est complètement fou », raconte Maxime, en se rappelant ce pêcheur norvégien, qui a su se tailler une place de choix dans leurs souvenirs de voyage. « On était sur une île qui traversait le cycle polaire. Il nous a emmenés quatre jours sur un bateau faire des trips de pêche. On allait chaque soir en haute mer. Il avait le cœur sur la main, nous a ouvert sa porte, présenté sa famille… »

Voyager, c’est aussi goûter. La Norvège les a aussi amenés à faire une découverte culinaire hors du commun : la viande de baleine. « Il y a vraiment un tolléautour de la viande de baleine. Tu dois connaître le pêcheur et l’acheter directement de lui. » Et c’est bon? « C’est délicieux! Ça ne goûte pas le poisson, mais le steak. La viande est noire. Ils apprêtent ça dans une poêle en fonte super chaude, avec du beurre et de l’ail. »

 

Les Québécois dans le monde

Peu importe où ils voyagent, il leur arrive souvent de croiser des Québécois. Que ce soit pour notre goût de la découverte ou notre intérêt pour le reste du monde, il faut dire que nous sommes assez facilement repérables. Mais, avouons-le, notre accent est aussi difficile à rater! « On a une forte réputation dans le monde. Nous, la jeune génération, on est vraiment bien accueillis partout. On est reconnus pour notre goût de foncer, on veut tout voir, tout goûter. On est intéressés et c’est souvent ce qui fait la différence. »

Du Québec, toutefois, Maxime s’ennuie d’une chose bien précise : les saisons. « C’est ce dont tout le monde parle. Il fait froid, il fait beau, il pleut, c’est toujours le premier sujet de conversation dans l’ascenseur. Il n’y a pas de nuages ici depuis trois mois. Même si j’adore la chaleur, j’ai parfois l’impression de vivre le jour de la marmotte », explique-t-il.

 

Le quotidien de nomades

Même s’ils n’ont pas d’adresse fixe, Maxime et Alizé ont tout de même adopté un semblant de routine, puisque la vie « sac à dos » n’est pas toujours évidente. « La première chose qu’on fait lorsqu’on trouve un appartement, on ouvre tous les sacs et on met tout dans les armoires », mentionne-t-il en ajoutant que c’est ce qui leur permet de se sentir bien rapidement, de se sentir chez eux. À partir de ce moment, ce nouvel endroit devient immédiatement « la maison ».

Avec le temps, ils ont dû s’acclimater à des centaines de milieux, d’environnements différents et à tout autant de cultures. Résultat, ils sont aujourd’hui parés à toute éventualité. Lui a des expressions belges avec l’accent québécois et elle parle québécois avec l’accent belge. Ils sont les meilleurs amis, des partenaires et des amoureux. Ils voyagent léger, mais ont tout le nécessaire. Ils parcourent le monde avec un short, quelques t-shirts et un maillot de bain. Impressionnant, mais surtout inspirant…

Vous voulez suivre leurs histoires et leur parcours? Suivez Maxime et Alizé sur leur blogue : www.detourlocal.com

- Élisa Cloutier 

Photographies: Maxime Bellefleur

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