Constanza Sommi – Un parcours vertigineux!

8 avril 2013

Que diriez-vous de tout quitter pour aller vivre dans un pays où vous ne connaissez ni les gens ni un seul mot de la langue qu’ils parlent? C’est ce qu’a fait Constanza Sommi en quittant son Argentine natale pour venir s’établir ici, à Québec. Elle avait cependant une très bonne raison de le faire : c’était la seule façon pour elle de vivre de sa passion pour le cirque.

Rester assise trente minutes pour répondre aux questions de Portrait fut un effort colossal pour Constanza! Si elle avait pu s’entretenir avec nous la tête en bas, vingt mètres au-dessus du sol, elle aurait sans doute été beaucoup plus dans son élément!

C’est à l’âge de huit ans que Constanza découvre la gymnastique, d’une manière plutôt inusitée. « Quand j’étais petite, j’avais les pieds tournés vers l’intérieur. Pour améliorer ma posture, le médecin m’a suggéré de faire de la danse classique ou de la gymnastique rythmique. J’ai choisi la gymnastique parce que mes amies en faisaient aussi! » C’est donc ainsi que tout a commencé et que Constanza s’est découvert une véritable passion. Elle a fait partie de l’équipe nationale de gymnastique rythmique d’Argentine pendant cinq ans, avant de devenir contorsionniste. Petit à petit, la gymnastique a fait place à l’art du cirque. « J’étais tannée des compétitions, alors j’ai commencé à faire du tissu aérien. » Une décision qui changea complètement la vie de Constanza.

 

POURQUOI QUÉBEC?
En Argentine, Constanza avait entrepris des études en médecine qui ne la passionnaient pas vraiment. Son plus grand rêve était de devenir une artiste de cirque professionnelle, mais ce n’était pas si simple. « En Argentine, l’art du cirque n’est pas encore très reconnu et c’est difficile d’en faire un métier. J’ai donc cherché des écoles de cirque et quand une amie m’a parlé de celles qui se trouvent au Canada, j’ai eu un coup de cœur pour l’École de cirque de Québec. C’est une école qui a une très bonne réputation à travers le monde et, en m’informant un peu plus, j’ai tout de suite voulu m’inscrire! »

L’école de cirque, c’est une formation de trois ans à raison de huit heures d’entraînement par jour. Pour Constanza, la particularité de l’École repose sur les rencontres qu’elle y fait et la liberté dont elle dispose. « Il y a des écoles où tu n’as pas vraiment le droit de choisir les disciplines que tu veux pratiquer. C’est la direction qui décide pour toi. Ici, on peut vraiment faire ce qu’on aime. » Constanza, elle, a opté pour le tissu aérien, le hula-hoop et la roue Cyr.

 

À SENS UNIQUE
Malgré un horaire déjà très chargé, Constanza s’est joint à sept autres artistes du cirque il y a quelques mois pour former le collectif À sens unique. Au départ, leur collaboration ne devait durer que le temps d’un spectacle. Mais au fil des rencontres et des discussions, le groupe a voulu s’investir davantage, se lancer dans quelque chose de plus gros. Avec la précieuse aide d’Olivier Normand, enseignant à l’École de cirque de Québec, ils ont monté le spectacle Léger démêlé qui sera présenté le 27 avril à l’École, sous un chapiteau et dans la rue. En septembre, un contrat les amènera en Suisse, et ils comptent rester en Europe pour réaliser d’autres projets par la suite.

Constanza Sommi est une jeune femme de 26 ans pleine de talent et d’ambition. Son pire ennemi : la routine. Mais gageons qu’avec tous les projets qui l’attendent, elle n’aura pas à affronter son ennemi bien souvent!

- JOANNIE LANGLOIS
PHOTOGRAPHIES : CHRISTYNA MÉRETTE

www.asensunique.com
www.constanzasommi.com

 

Commentaires

commentaires