Joannie Rochette – Une nouvelle passion?

17 juin 2015

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Elle nous a tous émus par son courage lors des Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver quand elle a remporté la médaille de bronze seulement quelques jours après le décès de sa mère. Cinq ans après cette épreuve, Joannie Rochette vit plus que jamais à cent milles à l’heure entre les compétitions, les spectacles et sa nouvelle passion : le saut en parachute.

Vingt-neuf ans et déjà vingt-six ans de carrière. Joannie est presque née sur des patins! Originaire de La Visitation-de-l’Île-Dupas, dans Lanaudière, la jeune femme est inscrite pour la première fois à un club de patinage à l’âge de trois ans et monte sur un podium à cinq ans à peine. On connaît la suite : premiers Championnats canadiens à 16 ans, où elle décroche une médaille de bronze, puis l’or, cinq fois de suite, de 2005 à 2010. Suivront les Championnats du monde à Washington en 2003 et ses premiers Jeux olympiques en 2006 à Turin où elle terminera cinquième. Et, bien sûr, les Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

Ce parcours de championne, elle le doit à son talent et à son travail, bien sûr, mais aussi à l’appui indéfectible de ses parents, Thérèse et Normand Rochette. Son père, entraîneur de jeunes hockeyeurs, est sans aucun doute à l’origine de sa passion pour le patin. « L’hiver, il m’emmenait patiner sur la rivière », se souvient l’athlète. Quant à sa mère, elle était non seulement très proche de sa fille, mais elle était aussi le pilier de sa carrière professionnelle. « C’était ma mère, ma confidente et mon assistante personnelle. C’est encore très difficile pour moi aujourd’hui de ne plus l’avoir avec moi », nous confie avec émotion la jeune femme.

Après les spectacles, le saut en parachute

Même si Joannie a continué de participer à des compétitions ces dernières années, elle s’est surtout impliquée, depuis décembre, dans le spectacle Stars on Ice. Cette production l’a menée un peu partout aux États-Unis puis au Japon avant de se terminer, il y a un mois, au Canada. « J’aime patiner dans un contexte non compétitif. La seule pression que l’on a, c’est de donner la meilleure performance possible au public. Tous les athlètes étaient contents d’être là. L’expérience a été extraordinaire », raconte-t-elle. Parmi les autres patineurs, figurait notamment Patrick Chan, médaille d’argent aux derniers Jeux olympiques d’hiver, mais tous les autres étaient des champions nationaux, mondiaux et olympiques.

Après cette série de spectacles qui l’a beaucoup fait voyager, on aurait pu croire que Joannie aspirerait à un peu de repos. Mais il n’en est rien. La jeune femme, infatigable, attend le mois de juin avec impatience pour recommencer… le saut en parachute!

Joannie a effectué son premier saut il y a deux ans, mais c’est l’automne passé qu’elle a réellement eu un coup de cœur pour cette activité. « J’adore ça, c’est mon deuxième sport! » Et pas seulement pour l’adrénaline : « Il y a un côté très technique, comme dans le patinage, que j’aime beaucoup. L’hiver, je m’entraîne au SkyVenture qui possède un tunnel intérieur avec de l’air soufflé. Le parachute, c’est un vrai sport en soi. J’ai rencontré les membres de l’équipe nationale et ils sont très organisés, ils apprennent à faire des figures à quatre, à huit ou en solo. Il y a même une discipline artistique qui ressemble beaucoup au patinage. »

À l’entendre parler de cette activité avec autant de passion, on ne peut s’empêcher de lui demander si elle envisage d’en faire une deuxième carrière. « Oui, mais pas tout de suite. J’ai encore plusieurs années devant moi en patinage, mais j’aimerais commencer la compétition en parachute, juste pour le plaisir », nous dit-elle. Juste pour le plaisir? Quand on connaît l’esprit de compétition qui l’habite, on a peine à y croire. De notre côté, on ne serait pas étonnés de la voir de nouveau sur un podium, d’ici quelques années, cette fois pour… le parachute!

Joannie Rochette

Les J’aime et J’aime pas de Joannie

J’aime

  • Les chats. J’en ai un et c’est mon chum [Guillaume Gfeller] qui le garde lorsque je voyage.
  • Voler en parachute.
  • Avoir du vent dans le visage. « J’aime la sensation de liberté que cela procure. »

Je n’aime pas

  • Je sais que ça paraît drôle pour une patineuse, mais je n’aime pas le froid!
  • Les araignées.
  • Les files d’attente et la lenteur en général!

- Diane Stehlé

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