La légendaire famille LaRoche

19 juin 2012

L’élan pour s’élever et le caractère pour retomber sur terre

Dans les années 1980 et 1990, ils ont participé à des centaines de Championnats mondiaux, de Coupes du monde et de Jeux olympiques. Ceci sans compter les multiples présences de démonstration et les spectacles qu’ils ont offerts à travers le monde. Aujourd’hui, retraités de la compétition sportive, nos champions poursuivent chacun leur route, mais le sport est resté dans leur vie, car pour eux, c’est un style de vie. Tout ce qui pouvait leur apporter des sensations fortes les intéressait. Comme nous le dit Philippe, le plus jeune des fils LaRoche, « on a tous une énergie intense et un peu excessive. Heureusement qu’on a eu le sport dans notre jeunesse sinon, je ne sais pas où on serait rendus aujourd’hui. On finissait une chose et on en commençait une autre aussitôt après. »

Nos parents étaient très sportifs, ça a été
naturel pour nous de suivre leurs traces.

 

Une enfance sur les pistes
Les jeunes LaRoche ont grandi dans une maison que leur père Guy, architecte de profession, agrandissait au rythme de leurs naissances. Installée directement sur les pistes de ski au Lac-Beauport, la famille disposait d’un accès direct aux pistes. Les enfants ont donc inévitablement appris à skier très jeunes et à dépasser leurs propres limites. « Nos parents étaient très sportifs, ça a été naturel pour nous de suivre leurs traces », nous dit Philippe. Leur mère Suzanne s’adonnait à la natation et c’est plutôt leur père qui semble leur avoir transmis le gène «?acrobatique?», puisqu’à l’époque, il effectuait des sauts en patins au-dessus de barils. Son record personnel?: 13 barils!

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Le goût des hauteurs
Nés entre 1958 et 1968, les enfants LaRoche sont dans l’ordre : Yves, Dominique, Simon, Bernard, Alain, Philippe et Lucie. Des hyperactifs du sport qui servent de modèles à de nombreux jeunes athlètes encore aujourd’hui à cause de leur extraordinaire talent et de leur passage remarqué dans le monde du sport.

Blonds aux yeux bleus, rieurs et sans cesse en mouvement, les LaRoche ont impressionné les gens de Québec, mais aussi le monde entier. Ici, on voyait les frères s’entraîner (sans coach!) sur les pistes du Lac-Beauport, et l’été, sur un tremplin qui se jetait dans le lac. Leurs bouilles sympathiques apparaissaient souvent dans les quotidiens. Mais ailleurs, ils ont épaté le monde du ski parce qu’ils ont réellement créé de nouvelles catégories de compétitions qu’ils ont élevées à des niveaux de difficulté jamais vus!

J’avais 20 ans aux olympiques, mais aujourd’hui,
nous dit-elle, je trouve que les enfants sont poussés
très jeunes vers le niveau international.
C’est important que leurs parents restent vraiment proches d’eux pour les guider dans leurs décisions.

Toutes les disciplines du ski les attiraient et les stimulaient. Le ski alpin, le slalom géant, les bosses, le ballet, les sauts, le ski libre ou le ski acrobatique ont poussé chacun des La Roche vers des sommets internationaux. Ce sont eux qui, grâce à leur acharnement et à leur motivation, ont amené le ski acrobatique aux Jeux olympiques. Médaillés d’or, d’argent, de bronze, ou à tout le moins toujours dans les 20 premiers, partout. Yves, Alain et Philippe ont même été intronisés au Temple de la renommée du ski canadien.

Les frères ont été remarqués pour leur performance et la fougue qu’ils partageaient avec leurs amis. C’est avec eux que le Québec Air Force a pris naissance; un nom qui leur fut attribué un peu naturellement puisque c’étaient toujours des membres de l’équipe de Québec qui montaient sur une ou plusieurs marches du podium. Un nom qui les suit encore aujourd’hui en tant que pionniers d’un sport extrême qui en a fait naître bien d’autres par la suite.

Lucie, la plus jeune et la seule fille, a fait carrière du côté du ski alpin. « Une de mes amies pratiquait ce sport. Comme je voulais skier avec elle, je l’ai suivie! », nous raconte celle qui s’est aussi rendue jusqu’aux Jeux olympiques. « J’avais 20 ans aux olympiques, mais aujourd’hui, nous dit-elle,je trouve que les enfants sont poussés très jeunes vers le niveau international. C’est important que leurs parents restent vraiment proches d’eux pour les guider dans leurs décisions. »

De retour aux pieds des montagnes
Pour la majorité des membres de la famille LaRoche, l’atterrissage après la retraite s’est fait en douceur, mais non sans difficultés. Chacun s’est donc trouvé une nouvelle niche lui permettant de poursuivre sa route et de bâtir une famille. La famille LaRoche aura excité, ébranlé, ému et secoué le monde et, en premier, la population de Québec, par son « énergie au cube » comme nous dit Philippe, par sa joie de vivre et par sa capacité à retomber sur terre après avoir touché le ciel. – SANDRA?GRAVEL

 

 

  Lucie LaRoche – descente et super-géant

Aujourd’hui, Lucie vit à Toronto avec son mari et ses trois enfants. Elle et son conjoint possèdent une entreprise en aménagement paysager.

 
Philippe LaRoche – ski acrobatique

Après avoir été propriétaire de la Cage aux sports de Chicoutimi et de Charlesbourg, Philippe se concentre, depuis 2006, sur l’établissement de Lebourgneuf. Il est aussi porte-parole pour les six Cages aux sports de Québec. Il reste très proche du domaine du ski. Ainsi son expertise a été mise à contribution aux Jeux olympiques de Vancouver alors qu’il était chef de pistes. Philippe est père de deux filles et s’implique dans LEUCAN, Cité Joie et dans la Fondation Yves La Roche.

 
Dominique LaRoche – ski acrobatique

Celui qui a toujours aimé la rénovation, met aujourd’hui cette qualité au service des clients de la région de Québec lorsqu’il les conseille dans le cadre de son travail de courtier immobilier chez Royal LePage. « J’adore accompagner les acheteurs dans leur recherche d’une résidence. Je vois facilement les travaux à faire qui peuvent améliorer une maison, raconte Dominique. Les gens aiment avoir ce point de vue, surtout quand ils s’y connaissent peu en travaux résidentiels. »

 
Yves LaRoche – ski acrobatique

De toute la famille, c’est Yves qui a eu la plus grosse adaptation à faire. L’accident de parapente qu’il a subi en 1989 et qui l’a laissé partiellement paralysé le condamnait au fauteuil roulant pour le reste de ses jours. Il a puisé dans son caractère acharné, la force de repartir à zéro, de réapprendre à parler et à marcher, pas après pas. « Aujourd’hui, nous dit Yves (et avec raison!), je suis fier du chemin que j’ai parcouru. J’ai redéfini ma vie complètement. Je donne des conférences à travers le Québec et je rencontre beaucoup de jeunes chaque année pour leur parler de rêve, de détermination et de victoire. La plus importante étant la victoire sur soi-même… » Yves prête aussi son nom au Centre national d’entraînement acrobatique Yves LaRoche. Situé au Lac-Beauport, ce centre unique au monde permet aux débutants et aux experts en acrobatie de s’entraîner avec un encadrement professionnel.
Heureux? Yves l’est de plus en plus! Encore plus depuis qu’il a décidé de suivre son cœur et son nouvel amour vers Trois-Rivières.


Alain, Bernard et Simon

Le premier travaille à la Station touristique Stoneham. Il est aussi bénévole à la Fédération québécoise de ski acrobatique. Son fils pratique le ski. De son côté, Bernard s’est entouré de nature en devenant guide chasse et pêche. Quant à Simon, il dirige Le Relais et préside le Club de ski du centre. « Le sport m’a tellement apporté, dit-il, que j’ai voulu introduire ça dans ma famille comme style de vie. Mes trois enfants sont membres du Club, c’était naturel pour moi de m’impliquer pour les encourager. »

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