Le blues du mannequin

14 mars 2016

TB1_creditJeff An

Après avoir été mannequin pour Armani, Dolce & Gabbana, Gillette et plusieurs autres, Thomas Beaudoin est à la recherche de nouveaux défis. Le monde de la mode lui a certes offert des expériences inoubliables et de belles rencontres, mais il se voit difficilement exercer ce métier encore longtemps. Surtout depuis qu’il s’est découvert une nouvelle passion : le jeu. Entre Los Angeles, New York et Montréal, celui que l’on peut voir dans la nouvelle télésérie Blue Moon côtoie dorénavant les plateaux de tournage.

C’est Karine Vanasse, une amie de longue date, qui lui a suggéré d’auditionner pour un rôle dans la série Blue Moon, disponible sur Club illico. Désireux de revenir travailler dans sa province natale, le Québec, Thomas a sauté sur l’occasion et a finalement hérité du rôle de Richard « Dick » Séguin, un motard qui veut rendre justice à son neveu assassiné. Fort de ses connaissances en psychologie, acquises à l’université Concordia, Thomas a analysé son personnage en profondeur avant le début du tournage. Un personnage qu’il a vite appris à aimer, car il n’est pas qu’un simple criminel. Il veut que justice soit rendue.

Blue Moon a remporté un succès instantané, cumulant un million de visionnements en moins d’un mois. Selon Thomas Beaudoin, ce succès est attribuable à un ensemble de facteurs : la réalisation, les textes, le casting, l’originalité du sujet traité et l’exploitation d’un nouveau médium de diffusion. « J’ai vraiment aimé travailler à cette production, l’équipe est formidable! J’ai beaucoup appris sur ce plateau. C’était l’une des plus belles expériences de ma vie. » Thomas ne peut toutefois pas dévoiler s’il fera partie de la deuxième saison de Blue Moon, dont la diffusion a déjà été confirmée.

La photographie

Thomas Beaudoin est un homme de passions. Et il aime quand ça bouge! Tellement que, même s’il va régulièrement à Los Angeles pour différents contrats, il est très réticent à s’établir dans cette ville, qu’il trouve trop calme, trop smooth. Pour lui, se prélasser sur la plage n’a rien d’excitant. Il préfère de loin l’escalade, la boxe, le krav maga (art martial israélien) et la photographie.

La photographie, il en mange depuis qu’il est tout petit. Fasciné par la caméra-film de son père, il l’a empruntée pour son bal de finissants et ne lui a toujours pas redonnée. En voyage, il traîne toujours cette caméra-film, ainsi qu’une caméra numérique, et immortalise de beaux moments, qu’il publie parfois sur son compte Instagram. Il le fait pour le plaisir, mais il en fait aussi une profession. En plus de réaliser différents contrats de photographie, il prépare une exposition pour les galeries d’art. Il a déjà exposé ses clichés à Berlin, où ils se sont très bien vendus. « Une photo peut raconter mille histoires. C’est très subjectif. Son interprétation change d’une personne à l’autre. Dans les musées, la photographie n’est pas toujours considérée comme une forme d’art, mais je suis convaincu que c’en est une. » Visiblement, Thomas est tout aussi à l’aise derrière que devant l’objectif.

Amoureux des chiens, le jeune homme est l’heureux propriétaire d’une belle femelle rottweiler nommée Billie. Il l’a recueillie à la SPCA, où elle s’est retrouvée, toute petite, après avoir été battue. Depuis, il n’hésite pas à prendre part à différents événements organisés par la SPCA à New York. De toute évidence, Thomas Beaudoin n’a rien du violent motard qu’il campe dans Blue Moon. À part peut-être le désir de justice.

Questions en rafale

Quel acteur admirez-vous le plus?

J’aime beaucoup Daniel Day-Lewis. Il se transforme pour ses rôles et a une présence incroyable sur grand écran. Son travail a été félicité à maintes reprises. Je le trouve très inspirant.

Quel est votre film fétiche?

J’ai beaucoup aimé La Haine de Mathieu Kassovitz. C’est un des films qui m’a amené à m’intéresser à la photographie et au métier d’acteur. J’aimerais beaucoup faire partie d’un projet de ce genre.

Préférez-vous jouer les héros ou les vilains?

Ce qui importe, c’est l’intention du personnage, son histoire. Ce n’est pas une question d’être bon ou vilain.

Quel est votre rêve d’acteur?

Je rêve de jouer James Bond. Ou le vilain dans James Bond! Je pense qu’aucun acteur ne pourrait refuser l’un de ces deux rôles.

- Joannie Langlois

Photographie: Jeff An

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