Le TDAH – Le trouble de déficit de l’attention chez les enfants et les adultes

24 septembre 2013

Le sujet du trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est malheureusement encore tabou en 2013 pour une grande partie de la population et ce, malgré le nombre élevé de personnes qui en sont atteintes. Ce court article se veut donc informatif dans le but de sensibiliser les gens au diagnostic afin de pouvoir ainsi aider plus de personnes qui en souffrent.

Ce n’est pas nécessairement parce qu’un enfant, un ado ou un adulte, a un manque de concentration, est lunatique ou agité qu’il a un véritable TDAH et donc, qu’il a besoin de médication. Le TDAH est un problème neurologique de mieux en mieux connu et plus facilement diagnostiqué. Des études suggèrent que 4 à 5 % des adultes auraient un TDAH et que moins d’un cas sur 10 serait diagnostiqué ou traité. Les adultes atteints sont souvent diagnostiqués après qu’un de leurs enfants a reçu un diagnostic de TDAH. La prévalence du TDAH chez l’enfant est de plus de 5 % et les garçons sont plus souvent atteints que les filles. Ceux-là seraient aussi dépistés plus tôt en raison de leur tendance à être agités, comparativement aux filles qui sont, quant  à elles, plus lunatiques.

Ce trouble, qui est le plus souvent transmis de façon génétique, se diagnostique avec une évaluation détaillée et comprend plusieurs critères précis impliquant les sphères de l’inattention, de l’hyperactivité, de l’impulsivité, des difficultés cognitives et de l’hypersensibilité émotive. La plupart des gens atteints (70 %) ont le trio agitation-impulsivité-inattention. De 20 à 30 % des cas sont touchés de façon prédominante par la difficulté à organiser leurs idées, c’est-à-dire qu’ils sont plus distraits, lunatiques et désorganisés. Cette forme est souvent diagnostiquée plus tardivement car elle est beaucoup moins dérangeante pour l’entourage et moins grave vue de l’extérieur. Des traitements non médicamenteux et pharmacologiques sont offerts et, tout comme la recherche, en constante amélioration. Les symptômes ont des répercussions négatives dans la vie de la personne et dans son fonctionnement. Cela est aussi une partie importante de l’évaluation et du suivi. Si vous voulez plus d’information sur les critères diagnostiques, je vous invite à visiter le site web suivant, qui est une référence incontournable en la matière :

www.attentiondeficit-info.com

Certains médecins de famille ont la formation nécessaire pour diagnostiquer un TDAH et en assurer le suivi. Ils travaillent généralement en collaboration étroite avec d’autres intervenants (psychologues, intervenants en milieu scolaire, psychiatres au besoin). Comme pour d’autres sujets de santé, certains médecins sont toutefois moins à l’aise avec ce type de problématique. Il est important de vous renseigner avant votre rendez-vous afin de savoir si le médecin peut diagnostiquer ce trouble, prescrire un traitement au besoin et en assurer le suivi.

N’hésitez pas à vous renseigner davantage sur le sujet si vous pensez que l’un de vos proches peut souffrir d’un TDAH et que de l’aide serait nécessaire, non seulement pour cette personne, mais pour son entourage aussi.

Le TDAH est un trouble complexe, qui peut amener son lot de
problèmes et de conséquences néfastes si non diagnostiqué ou non traité (échecs scolaires et relationnels, diminution de l’estime de soi, risque de décrochage augmenté, problèmes au travail, troubles anxieux et troubles de l’humeur plus fréquents, abus de substances plus fréquents), mais qui peut aussi très bien évoluer lorsque la prise en charge est faite tôt et adéquatement.

 

 

Dre Marilyne Habel, M.D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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