Les coups de coeur de… Vincent Vallières

30 avril 2014

Entre une tournée d’écoles secondaires et une tournée de salles de spectacle, un peu partout à travers la province, pour présenter son sixième et plus récent album Fabriquer l’aube, Vincent Vallières aura certes un printemps des plus chargés.

Encensé par la critique, Fabriquer l’aube, c’est du rock bien dosé qui fait un clin d’œil au country-folk, de magnifiques histoires d’amour, mais surtout un témoignage inspirant sur la vie, qui a l’effet d’une véritable « claque dans l’dos ».

Le cœur à la bonne place

À la fois authentique et nostalgique, Vincent Vallières a cette capacité de donner vie à ses chansons. Il rend d’ailleurs hommage à ses grands-parents, à travers Fermont et Asbestos, qui nous transportent dans le monde minier. « Mes grands-pères ont travaillé toute leur vie à la mine d’Asbestos et ont fait la grève de 49. Ça faisait longtemps que j’essayais d’écrire une chanson hommage à mes grands-mères, qui ont soutenu leurs hommes et leurs enfants pendant ces longs mois de grève. À Fermont, j’ai rencontré des travailleurs qui m’ont parlé des différentes réalités du travail des fly in fly out », raconte le chanteur.

En spectacle, Vallières est une source inestimable d’anecdotes. Le chanteur-raconteur flirte avec l’humour et l’autodérision en racontant des tranches de vie de tournée, d’enfance, ou encore des expériences vécues à l’école secondaire. C’est d’ailleurs à cette époque que son plus fidèle complice, son bassiste Michel-Olivier Gasse, est entré dans sa vie. « Nous étions dans la même classe en secondaire un. Il a participé à tous mes spectacles et à tous mes albums. C’est aussi le parrain de mon fils! », mentionne celui qui était, à son premier emploi, vendeur de hot-dogs au Palais des sports de Sherbrooke. Vincent a le sourire en coin quand il raconte cette histoire. Ensemble, ils s’étaient promis une chose : ne jamais faire de chansons d’amour et d’espoir. Un objectif qui, de toute évidence, n’aura pas été atteint, ce qui aura permis au désormais classique On va s’aimer encore de s’écouler à plus de 110 000 exemplaires. Rien de moins!

Auteur, compositeur, interprète et… coureur

En tournée, Vincent Vallières ne part jamais sans sa paire d’espadrilles. « C’est une bonne façon de découvrir les villes que je visite ». Ce qui l’inspire? « La route, les rencontres, l’amour, les enfants, les grands bonheurs, la radio, les journaux, les livres, les films, la course à pied, les échecs et les désillusions… À peu près tout finalement! »

Vincent Vallières avoue adorer la ville de Québec, entre autres pour son côté historique. En attendant de le revoir chez nous, il nous parle de ses coups de cœur dans la Vieille Capitale :

1. Le bar Le Sacrilège : « Un pub où l’on finit parfois nos soirées après les concerts. »

2. Le restaurant Le Saint Amour : « Je n’y suis allé qu’une seule fois, mais j’y ai adoré la nourriture et le service. Un incontournable à Québec! »

3. Les plaines : « J’aime beaucoup aller courir sur les plaines. Ça peut paraître banal pour les résidents de la ville, mais pour le visiteur que je suis, c’est un sentiment vraiment particulier de courir dans les lieux où se sont écrites d’importantes pages de l’histoire de notre peuple. »

 

- Élisa Cloutier 

Photographies: Stéphanie de la Ronde

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