Nicolas Bégin – Faire de sa passion un métier

4 février 2013

Danseur et chorégraphe connu à l’international grâce à sa participation aux populaires émissions So You Think You Can Dance et America’s Best Dance Crew, Nicolas Bégin a vu ses plus grands rêves se réaliser. Rencontre avec un homme déterminé à réussir.

Nicolas me donne rendez-vous au Studio Party Time à Sainte-Foy, où il travaille avec la troupe P&T depuis quelques années déjà. À l’entrée du studio, sur des étagères, une dizaine de trophées vibrent au rythme de la musique. Un peu plus loin, on trouve une sélection d’articles de journaux qui traitent du studio et de ses membres. Bon nombre d’entre eux relatent le parcours unique de Nicolas Bégin, un petit gars de Pintendre qui n’aurait jamais pensé se rendre aussi loin.

JOINDRE L’UTILE À L’AGRÉABLE
Trois ans après que sa troupe Blueprint ait fait partie des finalistes de l’émission America’s Best Dance Crew, Nicolas Bégin est toujours aussi occupé et demandé. Le projet qui occupe le plus clair de son temps est la compétition de danse Hit The Floor qui en est à sa troisième édition cette année.

Titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires, Nicolas rêve depuis longtemps de joindre sa passion pour la danse au monde des affaires. Il fonde donc, en 2010, Hit The Floor, qui deviendra rapidement la plus importante compétition de danse au Canada, générant plus d’un million de dollars en retombées économiques à la ville de Lévis. Il trouve tout de même le temps de s’entraîner avec son groupe Blueprint et de danser avec lui un peu partout à travers le monde.

FAIRE DES CHOIX ÉCLAIRÉS
Parvenir à vivre de la danse à Québec est tout un exploit. Pour en arriver là, Nicolas a dû prendre des décisions importantes, faire plusieurs concessions. « Je reviens de Los Angeles et j’ai vu des danseurs qui ont fait le sacrifice d’aller travailler là-bas à temps plein. Être danseur demande à la base beaucoup de sacrifices. C’est dur de ne jamais savoir ce qui va arriver, de toujours avoir à passer une audition pour avoir un contrat. » Nicolas ne compte plus tous les allers- retours qu’il a dû faire entre Québec et Montréal pour suivre des cours et réaliser des projets. Il étudiait dans l’autobus qui le ramenait à Québec avant d’aller faire ses examens à l’Université Laval. « J’ai dû alléger mes sessions à l’université et mettre certains projets de côté pour réussir à tout faire en même temps! » Heureusement, son entourage était là pour le supporter et a toujours cru en lui.

ALLER JUSQU’AU BOUT
Quand on lui demande quels conseils il aurait à donner à un jeune danseur qui rêve d’avoir un parcours comme le sien, il y va de sa devise : « Quand on veut, on peut. Parfois, le défi peut avoir l’air gros, mais s’il faut faire trois allers-retours entre Québec et Montréal par semaine et dépenser 15 000 $ d’essence par année, il y a possibilité d’y arriver. Mais ça dépend à quel point on le veut. Il faut se demander si on le veut vraiment et à partir de là tout est possible. » Tout est possible, en effet, même passer d’un jeune élève studieux de la rive sud de Québec à un danseur illustre qui se produit à travers les États-Unis et en Irlande!

-JOANNIE LANGLOIS

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