René-Pier Légaré

19 juin 2012

Parfois, au hasard des rencontres, on découvre des gens aux allures discrètes, mais au parcours étonnamment bien rempli. René-Pier Légaré fait partie de cette catégorie.
Ces temps-ci, ce grand gaillard de 24 ans remplit ses journées en étudiant en travail social au Cégep de Sainte-Foy et en faisant du scouting au hockey (reconnaissance de talents) pour une entreprise internationale. Mais, il a aussi étudié en arts et technologies informatiques et joué du coude dans le monde de la politique, en plus de faire du bénévolat – par temps perdu – et de lire des biographies comme celles de Winston Churchill et d’Edward Moore Kennedy, pour inspirer son côté visionnaire.

L’école de la vie
C’est d’abord l’école de la vie qui a donné à René-Pier son caractère déterminé et sa volonté d’avancer. Les choses n’ont pas toujours été faciles pour ce jeune, mais il a appris à attraper la balle au bond et à repartir plus fort. Comme il le dit lui-même, « j’aime me retrouver hors de ma zone de confort, parce que c’est quand j’étais dans cette zone que j’ai appris le plus sur moi-même et sur la vie. Aujourd’hui, je me trouve chanceux de pouvoir être dans l’inconfort presque à temps plein! Ça peut-être désagréable au début, mais c’est là qu’on fait nos plus grands apprentissages ».

C’est d’ailleurs cette ouverture aux expériences nouvelles qui l’a amené à explorer une facette moins connue du hockey : le scouting. Il aimait ce sport, mais ne pouvait plus le pratiquer à cause d’une mauvaise blessure.

L’école du hockey
Comment s’est-il retrouvé à faire de la reconnaissance de hockeyeurs pour Rinknet? « Par curiosité, répond simplement René-Pier. J’ai toujours été attiré par ce qui touche le hockey, y compris ce qui se passe en dehors de la glace. En 2007,
j’ai découvert qu’un cours était offert en ligne par Sports Management Worldwide (SMWW) et j’ai décidé d’embarquer. »

Grâce à cette décision (et à cet investissement!), René-Pier a découvert le monde du scouting et de la gestion d’une équipe de hockey. Ensuite, sur une invitation du SMWW, il s’est rendu à leur congrès annuel. Il y a fait la rencontre de « personnages influents » du hockey, entre autres, celle de Jim Price, le fondateur de Rinknet, et de Bryan Burke, le directeur général des Maple Leafs de Toronto. Un personnage coloré que René-Pier admire pour sa personnalité originale et pour son franc-parler. « Je tenais à le rencontrer, nous dit René-Pier, parce qu’il a fait son chemin en partant de la base et qu’il n’arrête pas d’avancer dans la vie. En fait, il m’inspire beaucoup. »

René-Pier capte sur image les performances des joueurs de hockey de niveau Midget AAA et il rédige des rapports à partir des analyses qu’il fait en observant les joueurs évoluer sur la glace. Ses résultats sont ensuite mis en ligne et offerts aux équipes clientes. Rinknet dessert 29 des 30 équipes de hockey de la Ligue nationale de hockey, les 50 équipes de la Ligue canadienne de hockey dont fait partie la Ligue junior majeure du Québec, en plus d’équipes européennes.

« Je suis très satisfait. Comme je suis un grand observateur et que j’aime analyser, je me trouve à faire quelque chose qui me convient parfaitement. Ça va chercher les connaissances que j’ai acquises dans mes cours d’arts et technologies informatiques en plus de celles que j’apprends au programme d’études en travail social, parce que je peux observer le comportement d’un joueur et voir comment il réagit aux situations difficiles, par exemple. C’est un travail exigeant, mais fascinant aussi à la fois. »

L’école du bénévolat
Ce curieux de nature est aussi un fonceur à l’âme missionnaire. Il a été bénévole au foyer des vétérans du CHUL et participe présentement à l’organisation du premier événement TEDxQuébec, simplement pour le partage d’idées créatives. Cette année, il a aussi fait sa deuxième collecte de fonds pour Movember. Présentement en stage au Collège Saint-Charles-Garnier, René-Pier fait encore du bénévolat, puisqu’il accompagne les étudiants de l’école dans différentes activités d’implication sociale complémentaires à leurs études.

L’école de la politique
René-Pier a aussi des visions sur le monde et une volonté à vouloir améliorer les choses. C’est donc presque naturellement qu’il s’est rapproché de la politique en s’impliquant dans des commissions jeunesse provinciales et fédérales. Mais après quelques années d’expérience, il a réalisé qu’éventuellement, sa place serait plutôt à l’échelle municipale où les actions sont plus proches de la population.

La vraie école?
En dehors de toute cette activité, René-Pier souhaite toujours continuer à apprendre. « Je serai étudiant à vie!, se plaît-il à dire. Je suis trop curieux, je n’ai pas l’intention d’arrêter d’apprendre, mais je vais le faire à temps partiel en complément à ma vie professionnelle. »
- SANDRA?GRAVEL

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