Un parcours sans fautes

26 novembre 2015

crédit photo  Patrice Lapointe

À 25 ans, Marianne St-Gelais compte parmi les quatre athlètes canadiens qui ont remporté de multiples médailles aux Jeux olympiques d’hiver à Vancouver et à Sotchi (trois médailles d’argent en patinage de vitesse, dont une à l’épreuve de 500 mètres et les deux autres à celle du relais de 3 000 mètres). Avec son copain Charles Hamelin, qui est aussi son coéquipier en patinage de vitesse sur courte piste, elle forme l’un des couples les plus en vue du Québec.

À l’approche de la Coupe du monde de patinage de vitesse qui se tiendra au Japon au début de décembre, Marianne se sent plus en forme que jamais. « Mon mental est excellent et l’équipe est bien entraînée. J’ai hâte! » La jeune femme, qui compte aujourd’hui parmi les filles les plus expérimentées de l’équipe des patineuses canadiennes, a la responsabilité d’encadrer les autres athlètes féminines. « Lorsque l’une d’entre elles est stressée ou a le blues, j’ai souvent les bons mots pour l’apaiser. Je ne suis pas un coach, je préfère me comparer à une grande sœur, mais, que je le veuille ou non, je suis une vieille », commente-t-elle d’un air amusé. Pourtant, rien ne prédisait le parcours de cette championne, qui a décroché l’argent trois fois aux Jeux Olympiques (à Vancouver en 2010 puis à Sotchi en 2014), aux Championnats du monde de 2010 et 2013, de même que le bronze, à ces mêmes championnats, en 2013.

En effet, tout a commencé presque par hasard. Native du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Marianne avait huit ans quand elle a vu débarquer une voisine dans la maison de ses parents. « Cette dame recrutait des enfants pour participer à des activités de patinage. Comme nous étions quatre enfants, elle s’est dit sans doute qu’elle réussirait à en intéresser au moins un! », raconte-t-elle en riant. Il faut croire que cela a fonctionné puisque la petite Marianne s’est rapidement éprise de ce sport. « Je n’avais pas de talent technique ni physique, mais j’adorais ça. C’est au fil des années que j’ai finalement décidé de faire de la compétition. » À 16 ans, elle participe à sa première Coupe du monde. Puis, elle entre dans l’équipe nationale et remporte sa première coupe du monde à 19 ans. « Je n’avais jamais rêvé de Jeux olympiques, mais je commençais à voir que j’avais du potentiel. » La suite, on la connaît.

CP_Martin Girard,

Avec Charles Hamelin, au patin comme dans la vie

C’est lors des JO de Vancouver en 2010 que le public québécois a découvert Marianne. « Charles venait de remporter une médaille d’or au 500 m et je lui ai donné un baiser. C’était spontané. » Très médiatisé, cet élan amoureux a ému de nombreux Québécois qui se sont attachés au couple St-Gelais–Hamelin. Lors des compétitions importantes comme à Sotchi, Marianne avoue d’ailleurs devoir se cacher ou être discrète pour embrasser son Charles, histoire de préserver leur intimité.

Même si Marianne et Charles ont encore quelques années de patinage devant eux, tous deux pensent déjà à une réorientation. Rien de précis encore, mais les idées émergent. « Nous avons tellement reçu que nous aimerions redonner un peu aux autres. Nous envisageons par exemple de fonder un centre d’entraînement pour transmettre notre passion aux jeunes. Et pourquoi pas, de donner des conférences. Charles projette aussi de monter une affaire. C’est encore flou, mais, si cela se concrétise, j’embarquerai avec lui. »

Et la famille alors? « Charles vient, comme moi, d’une famille nombreuse. Fonder une famille fait certainement partie de nos projets à moyen terme. »

Les plans de Marianne et Charles pour Noël

À Noël :

En décembre, nous serons au Japon puisque la Coupe du monde s’y déroulera à ce moment-là. Mais nous aurons sans doute deux ou trois jours pour revenir au Québec. Nous passons toujours Noël au Lac-Saint-Jean, avec mes parents, ma sœur et mes deux frères.

Son rituel :

Dans ma famille, nous écoutons la même vieille « cassette » depuis des années. C’est ma mère qui nous l’avait achetée. Il s’agit de courts films de Noël qui sont tous très mal traduits, mais c’est ça qui fait leur charme. On les adore!

Au jour de l’An :

Charles aussi est très famille. Alors le 31 décembre et le 1er janvier, c’est généralement dans sa famille que nous allons fêter.

- Diane Stehlé

Photographie: Patrice Lapointe

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