Votez Bougon, en salle le 16 décembre : entrevue avec Hélène Bourgeois Leclerc et Jean-François Pouliot

8 décembre 2016

C’est avec grand plaisir que l’on retrouve la seule et unique famille Bougon sur grand écran dans le film Votez Bougon, réalisé par Jean-François Pouliot (La Grande séduction) et scénarisé par François Avard, Jean-François Mercier et Louis Morissette. Nous avons eu l’occasion de visionner le film en primeur, et c’est sans aucun doute LE film à voir pendant les vacances des Fêtes. Il vous fera rire autant que réfléchir, grâce au jeu impeccable des acteurs et à la plume inimitable de François Avard. Nous avons discuté avec le réalisateur Jean-François Pouliot et avec l’interprète de Dolorès Bougon, Hélène Bourgeois Leclerc.

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Les Bougon sont de retour après dix ans d’absence. Comment c’était de replonger dans cet univers?

Hélène: Quand on s’est retrouvés pour la première lecture du scénario, la famille a repris vie tout de suite. La série a été un projet extrêmement important dans nos vies. On a créé et aimé nos personnages, c’était un immense plaisir de les retrouver.

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Après dix ans, pensiez-vous que ce projet de film ne verrait jamais le jour?

Hélène: Oui, on n’y croyait plus. On se faisait souvent dire que ça s’en venait, mais ça ne se concrétisait jamais. Quand mon agent m’a finalement appelée pour me dire que le financement avait été accordé, je ne tenais plus en place! Évidemment, j’ai tout de suite accepté de reprendre mon rôle. Je ne me voyais pas regarder quelqu’un d’autre jouer Dolorès.

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Les Bougon se lancent en politique. Il est question de paradis fiscaux, de corruption, de cynisme. Est-ce que le but du film est davantage de faire rire ou d’éveiller les consciences?

Hélène: Je pense qu’on veut dénoncer l’impunité en faisant rire, parce que l’humour est un véhicule extraordinaire et très rassembleur. Ça nous amène à réfléchir. Le film est un exutoire, il dit haut et fort ce que l’on a tous déjà pensé. François Avard est un génie!

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Quel personnage va nous surprendre dans le film?

Jean-François: Mao, qui ne disait presque rien dans la série. On se rend compte qu’elle a autant de cran que son père!

Hélène: Je pense qu’on peut aussi être surpris par Paul. On ne l’a jamais vu déraper à ce point. La série était basée sur le fait que les Bougon sont des magouilleurs. Dans le film, papa Bougon se fait prendre au jeu du pouvoir et de l’argent. Ça l’enivre. Il perd le cap sur lui-même, ce qui est une première pour lui.

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Dans l’histoire, seulement quelques mois séparent la série du film. C’était un gros défi du point de vue de la réalisation?

Jean-François: Pas vraiment, parce qu’on a décidé de prendre beaucoup de liberté. Ça se passe quelques mois plus tard, mais on a des cellulaires, Twitter, Facebook. La famille est restée au même stade humainement, mais on l’a transportée en 2016.

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La série était réalisée par Alain Desrochers. Est-ce que c’était difficile de continuer le travail de quelqu’un d’autre?

Jean-François: J’étais un adepte de la série et j’en avais un souvenir très précis. Mais en la revoyant, je me suis rendu compte que mon souvenir était plus ou moins fidèle à la série. Comme je suis du milieu du cinéma, mon souvenir avait déjà pris la forme du grand écran. Je suis parti de ça, je n’ai donc fait aucun plagiat!

Hélène: J’ai l’impression que Jean-François a magnifié la famille pour la porter au grand écran. On n’a pas l’impression de regarder un long épisode de 90 minutes. L’adaptation est sublime.

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Est-ce qu’il a fallu adapter le personnage de Dolorès pour le grand écran?

Hélène: Non, elle a toujours été flamboyante et eu de grandes ambitions. Je suis certaine qu’elle est très contente de se retrouver au cinéma!

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Bon film!

- Joannie Langlois

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